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Statistiques : le Cameroun mise sur les données pour accélérer son développement

Au cours de la première session extraordinaire du Conseil National de l’Information Statistique (CNIS), tenue le 7 avril 2026 à Yaoundé, les membres du Conseil ont réaffirmé le rôle des données statistiques, comme levier stratégique de développement et de gouvernance publique.

Présidée par le Secrétaire Général du MINEPAT, Jean Tchoffo, représentant du Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, cette rencontre s’inscrivait dans la continuité des résolutions adoptées en novembre 2025. Elle est aussi la traduction de la volonté du gouvernement de renforcer la transparence, l’efficacité de la dépense publique et la qualité de la décision économique.

Dès l’ouverture des travaux, le représentant du MINEPAT a insisté sur le rôle central des données dans la conduite des politiques publiques, soulignant qu’elles ne sauraient se limiter à une simple compilation, mais qu’elles constituent une véritable boussole pour orienter l’action publique dans un environnement en constante mutation.

Les travaux ont principalement porté sur deux points essentiels, à savoir : l’examen et la validation du Plan de Travail Budgétaire Annuel (PTBA) 2027 du Système National d’Information Statistique (SNIS), évalué à 31 milliards de FCFA, et sur l’adoption de la feuille de route stratégique pour la migration du Cameroun vers la Norme Spéciale de Diffusion des Données (NSDD), un standard international promu par le Fonds Monétaire International (FMI).

Ces deux instruments visent à améliorer la qualité, la disponibilité et la transparence des données, tout en alignant le pays sur les meilleures pratiques internationales.

Cette session a également permis de mettre en lumière les principales opérations statistiques prévues en 2026, notamment la 6ème Enquête Camerounaise Auprès des Ménages (ECAM6), l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS7), le 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH), ainsi que le Recensement Général de l’Élevage et de l’Agriculture (RGEA). À cela s’ajoutent le renforcement du suivi de l’emploi à travers l’EESI 14 et son enquête trimestrielle, ainsi que la mise en place d’un Système d’Information pour la Gestion de l’Éducation (SIGE), indispensable à une planification sectorielle plus efficace.
Prenant la parole, Joseph Tedou, Directeur général de l’Institut National de la Statistique, a formulé plusieurs recommandations, notamment l’actualisation régulière des données avec l’implication de toutes les administrations publiques, une harmonisation accrue de la production statistique nationale, ainsi qu’une évaluation rigoureuse des coûts liés à la migration vers la NSDD.

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de s’inspirer des standards internationaux afin de garantir la performance et la durabilité du système statistique.

Au-delà des aspects techniques, cette session s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), qui fait de la gouvernance des données, un pilier essentiel de la transformation économique du Cameroun.

En consolidant son Système National d’Information Statistique, le pays se dote ainsi d’outils plus performants pour piloter son développement, renforcer la confiance des partenaires et améliorer son attractivité auprès des investisseurs.

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